Le brief créa
La gamme Cicabio de Bioderma incarne l’alliance subtile entre science dermatologique de pointe et respect profond des mécanismes naturels de la peau. Spécialement formulée pour accompagner la régénération cutanée, elle apaise, protège et soutient la réparation des épidermes fragilisés, irrités ou lésés, autant de blessures visibles qui racontent souvent une histoire silencieuse.
Lorsqu’il nous a été confié le soin de concevoir une nouvelle campagne pour cette ligne emblématique, le laboratoire Bioderma exprimait une volonté claire, s’affranchir de l’imaginaire froid, aseptisé et trop clinique de ses précédentes communications. Une esthétique blanche, presque chirurgicale, qui, si elle inspirait la confiance médicale, peinait à toucher l’âme.
Nous avons donc proposé un virage narratif audacieux, fondé sur une approche résolument émotionnelle, presque poétique. Car une cicatrice n’est pas qu’une trace sur la peau, elle est la mémoire d’un événement, l’empreinte d’une épreuve ou d’un moment de vie. Elle est un vestige corporel, à la manière des stigmates de héros mythologiques, ou des blessures intimes décrites par Marguerite Duras, ou Annie Ernaux, autant de marques qui disent l’existence.
Dans cette perspective, nous avons articulé la campagne autour d’un storytelling sensible et universel, celui du souvenir. Grâce à l’expertise scientifique de Cicabio, la peau peut s’apaiser, se réparer, se reconstruire, sans pour autant effacer ce que la mémoire retient. Une approche à la fois réparatrice et respectueuse du vécu.
Ainsi est née notre signature, « Gardons les souvenirs, pas les marques », qui fait écho à la philosophie de Roland Barthes sur la survivance des signes, et à l'idée proustienne que la mémoire véritable se loge dans les détails. À partir de ce fil narratif empreint d’émotion, nous avons conçu une série de visuels imprimés ainsi qu’un film, véritables prolongements sensibles de notre storytelling, pour que le souvenir, plus fort que la blessure, puisse survivre à la cicatrice.